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Origines du patronyme

Une comédie écrite par Jean de la Taille en 1562 a pour titre Les Corrivaux. L’intrigue est basée sur l'idée suivante : deux jeunes hommes sont amoureux de la même jeune fille. Devenus impatients, ils essaient de l’enlever.

Il y a donc rivalité entre les deux hommes, ce qui tend à confirmer la signification du nom : les cœurs rivaux. Cor est en effet le mot latin duquel le mot cœur tire ses origines. Rabelais, à la même époque, emploie l’expression : « ne sera pas corrival ce beau jupin » qui, en français moderne, signifie : « ce beau jupon ne sera pas mon rival de cœur ».

 

Si le patronyme Corriveau est surtout célèbre dans la mémoire québécoise à cause de Marie-Josephte Corriveau, dite La Corriveau, il mérite de retenir l’attention pour plus que ce souvenir teint de légende. Selon le comte del Cer, le nom Corriveau viendrait de corrival : celui qui tire de l’eau d’une même source qu’un autre, la conduit par un même canal pour l'amener sur ses terres et, par cela, est souvent en conflit. Mais, pour le généalogiste Raymond Corriveau, ce patronyme a des racines très lointaines dans l’histoire de France. Selon lui, le nom de famille Corriveau est la version canadienne du nom poitevin Courivaud. Il est parfois écrit Courivault ou Courivaud, lesquels semblent aussi vieux que le Poitou lui-même. Il ajoute que les familles Courivaud étaient localisées dans la région de la ville de Poitiers, de chaque côté de la rivière Vienne, en vers le sud jusqu’en Angoumois. Ces fils du Poitou étaient dès le XVIe siècle honorablement connus dans leur province poitevine. Charles Martel aurait peut-être eu de ces preux dans sa victorieuse armée alors qu’il repoussait les Musulmans d’Abd el Rahman, à Poitiers en 732.